Le Piège de Sedan : Arnaud Gillet

L'aérien et les combats au sol

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Le Piège de Sedan

 

216 pages dont 72 en couleur

42 cartes, 36 tableaux, 367 photos (dont 123 en couleur)

 

 

Après maintenant plus de vingt années de recherches sur ces deux mois de mai et juin 1940, nous approfondissons nos recherches en portant désormais une attention plus particulière à la situation au sol. Bien entendu nous commençons par la plus importante opération aérienne de la campagne qui a eu lieu autour de Sedan ce 14 mai 1940 : essentiels pour comprendre 1940.

La défaite consommée, le combattant, mais aussi certains généraux ont été désignés comme bouc-émissaires. L’armée sous Vichy nous impose ensuite sa version des faits reprise par les historiens après guerre. Or, maintenant, avec l’ouverture des archives, les choses ont radicalement changé.

Nous avons déjà dénoncé cette multiplication des victoires aériennes jusqu’à trois pour les palmarès des groupes de chasse et jusqu’à dix pour ceux des pilotes : une simple revendication d’un avion par 5 ou 10 pilotes se multiplie par autant de « victoires ». Le recoupement des revendications avec les pertes effectives ennemies n’a pas été officialisé par l’armée de l’air contrairement à la Première Guerre mondiale où chaque victoire attribuée à un pilote est identifiée par l’unité et le nom du pilote allemand abattu. Par conséquence la définition d’un « As » de 14-18 est en complète opposition avec celle de 39-40 : on ne parle tout simplement pas de la même chose... 

Cette désinformation du public en appelle d’autres comme ce mythe du bombardement des ponts à Sedan par les Amiot... Tout est faux. Il n’y a eu d’abord que quatre malheureux Amiot au-dessus de Sedan, aucun n’a bombardé les ponts ! Pire l’armée française est peu loquace sur le massacre des bombardiers de la Royal Air Force.

Pour comprendre l'activité aérienne, il faut analyser la situation au sol. Nous avons malgré tout, ici, limité nos recherhces à la seule marche des réserves du Xe corps qui met en relief deux positions : celle du général Lafontiane, offensif, et celle du général Grandsard qui a scellé le sort de la France avec la pleine et entière complicité du général Huntziger, en repliant les troupes sur Stonne - Le Mont-Dieu - Inor. Cette décision participe avec d'autres, innombrables, à une ouverture en grand de notre front à la stupéfaction des généraux allemands...

L’étude de cette journée, nous a ouvert tout un pan de cette campagne quasiment ignoré jusqu’à aujourd’hui. La campagne de mai – juin 40 est avant tout une affaire politique avant d’être militaire...

Pendant l’entre deux guerres, nos démocraties à l’Ouest ont si bien résisté aux attaques des antirépublicains qu’ils ont été amené à faire appel à l’armée allemande à l’exemple de Franco en Espagne.

En France, un plan méticuleusement préparé et de longue date a d’abord été un total succès. Mais le choc psychologique de la chute de Sedan n’a pas porté tous les fruits espérés... En effet la République, malgré ce coup de poignard dans le dos, résiste admirablement encore un mois ! A l’agonie, elle finit par tomber après un désastreux fiasco militaire que Hitler, face à ses généraux devenus fous, et les antirépublicains français n'avaient pas imaginé une seconde... Mais tout ceci méritera un long développement en préparation. Je fais d’ailleurs appel à toute personne ayant certaines informations sur ce plan français, mais aussi au Luxembourg, en Belgique ou aux Pays-Bas de bien vouloir me co2011-11-25-057-1.jpgntacter à cette adresse : mai1940gillet@yahoo.fr

L’auteur avec entre les mains le système de rotation du cône contenant la mitrailleuse Vickers retrouvé lors de l’excavation du cratère du Battle n° P2182 à Bazeilles (novembre 2011) : sous-lieutenant Boon, sergent Fortune et aviateur Martin.

 
 
 
 

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